10.12.2008
COMMUNIQUE DE PRESSE :Violences illégales des forces de l’ordre sur les manifestants de l’ACDIC au Cameroun
Des informations concordantes, confirmées par des sources officielles à Yaoundé au Cameroun, font état en ce jour 10 décembre 2008, date de célébration du 60è anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la répression qui s’est abattue sur des citoyens qui projetaient une marche pacifique en direction du Ministère de l’Agriculture.
Après l'interdiction successive de sa conférence de presse internationale du 3 décembre au Hilton hôtel de Yaoundé, l'interdiction du dîner parlementaire à l'Hôtel des députés, l'Association Citoyenne de Défense des Intérêts Collectifs (Acdic) a tenu ce 10 décembre 2008 une manifestation à son siège au quartier Elig-Essono à Yaoundé.
Face à des manifestants à mains nues qui brandissaient uniquement des pancartes pour dénoncer les détournements, la corruption et la réaction de l'Etat Camerounais pour éviter la crise alimentaire du maïs qui guette le Cameroun en 2009, une cohorte de policiers armés ont violenté ces derniers . A l'issue de cette violence gratuite de nos forces de l’ordre sur les manifestants plusieurs d’entre les personnes présentes à la dite manifestation ont été embarqués dans un camion du GMI.
Selon des informations reçues des membres de l’Acdic, il y a eu de nombreux blessés dont au moins un blessé grave. Certains manifestants dont le président de l'ACDIC Bernard NJONGA ont été conduits au Commissariat du 1er arrondissement de Yaoundé.
Selon une étude de plusieurs mois, l'ACDIC a découvert que plus de 1,2 milliards de F CFA ont été détournés depuis 2006 au Ministère de l'agriculture et du développment Rural du Cameroun à travers des subventions directes accordées à des GIC (Groupe d'Initiative Communes) fictives créés de toutes pièces par les fonctionnaires (62%). 60 tracteurs indiens, accordé à l'Etat du Cameroun à travers le Ministère des relations extérieures au Minader en 2006 pour des tests d'adaptabilité ont été détournés par des ministres et assimilés.
Les membres et sympathisants de l’Acdic voulaient ainsi par leur manifestation pacifique dénoncer ces actes de détournement et de corruption qui minent le secteur de l’agriculture et bien d’autres secteurs au Cameroun
L'asbl CEBAPH par ce fait :
1- Condamne ces actes de violences dégradantes perpétrés contre ces citoyens qui ont simplement et en toute légitimité manifesté leur mécontentement contre les détournements de fonds au Cameroun
2- Rappelle qu’il s’agit d’une violation de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ratifiée par le Cameroun en 1987.
3- Demande la libération immédiate et sans condition de tous les citoyens arrêtés.
4- Demande que l’enquête menée par l’Acdic sur les sommes d’argent détournés depuis 2006 au Ministère de l'agriculture et du développement Rural suive son cours
5- Encourage et félicité l’ACDIC dans la poursuite de son combat pour une société juste et égalitaire
6- Adresse enfin aux familles des personnes violentées et aux différents blessés sa sympathie
Fait à Douala le 10 décembre 2008.
Pour l’asbl CEBAPH Libéral Antenne du Cameroun
Me Mbotchak Félix, Le président
21:32 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : violence policière cameroun, acdic, yaoundé, droits de l'homme





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