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29.11.2008

Bilan activités de Action Solidaire Internationale suite au Cri du cœur de Marie Gisèle Tientcheu

Exposition_Preservatifs2911.jpgDans un souci de transparence, l’Action Solidaire Internationale avait promis le 21 juillet 2008 au début de l’opération dite « Cri de cœur » de Marie Gisèle Tientcheu, de rendre publiques toutes les informations relatives à la campagne engagée par l’organisation pour sauver cette compatriote d’une mort à laquelle elle était presque condamnée.


L’élan de générosité suscité par l’appel de Action Solidaire Internationale est sans précèdent.  Des dizaines de bonnes volontés, voire des centaines, ont apporté, directement ou indirectement, des contributions décisives. Sans l’altruisme spontané des nombreux compatriotes qui ont prouvé que le peuple peut se prendre en charge, nous n’aurions pas fait le chemin exaltant que nous avons parcouru.

 

Aujourd’hui, grâce aux efforts conjugués des compatriotes à travers le monde, Gisèle est en Belgique pour une série de conférences et de contacts.  Ceci est en soi un véritable défi, qui a été relevé. Mais, le plus dur ne fait que commencer. Car, de toute évidence, son séjour implique des efforts supplémentaires énormes.

 

I.                    Comment tout a commencé ?

 

Marie Gisèle Tientcheu Emegue est un évocateur au Cameroun. Cette jeune étudiante Camerounaise est diagnostiquée positive au début de l’an 2000. Elle tout juste 20 ans, et pétille de vie. Lorsqu’elle apprend la maladie, le monde s’écroule sur ses épaules. Elle fait des études de philosophie à l’université de Yaoundé. Consciente qu’elle est condamnée, elle va puiser au fond d’elle des ressources inédites pour briser les tabous. Pour la première fois au Cameroun, elle avoue publiquement sa séropositivité. Mais elle ne s’arrêtera pas là. Et c’est la suite qui forgera l’histoire de la lutte contre le Sida dans son pays.

 

Courageusement, sans aucune autre ressource que son inébranlable volonté d’en découdre, Marie Gisèle lance une croisade contre cette maladie et tous les interdits qui l’entourent. Elle sillonne les campus, traverse les villages et les campagnes, voyage partout en Afrique, pour mobiliser contre la maladie. Elle apparaît sur des chaînes de télévision au Cameroun et ailleurs, et transforme sa maladie en atout. Les regards médisants et inquisiteurs qu’elle croise ne la découragent pas. Son état lui inspire des chansons, des sketches. Elle chante, danse, et tourne sa maladie en dérision. Son combat fait d’elle une icône. Elle réussi à mobiliser une audience de plus en plus grande qui la vénère pour son courage et son audace. Sa rencontre avec la première dame du Cameroun consacre son autorité dans cette lutte acharnée. Les soins qu’elle suit sont encourageants. Son état est stable. Et elle peut mener une vie presque normale.

 

Puis un jour, le désespoir s’abat sur elle. Elle est déclarée cliniquement résistante aux antirétroviraux. Les soins de deuxième protocole sont rejetés par son organisme. Les médecins décident de passer au troisième protocole. Mais ce traitement, dont le coût est exorbitant, n’existe pas au Cameroun. Il faut donc se tourner vers l’étranger. Et attendre avec anxiété un miracle. Marie Gisèle sombre dans une profonde déprime, et se replie sur elle-même.  Elle vit recluse dans sa petite chambre d’étudiante, dont l’état de délabrement en dit long sur son désespoir. « Je me voyais mourir à petit feu » dit-elle aujourd’hui, l’air hagard. Elle a tout perdu. Ses amis, ses proches, et maintenant, son combat. Non, elle ne se laissera pas abattre. Dans un sursaut de désespoir, elle lance un ultime appel à l’aide, à travers un site d’information très innovateur, Camer.be. La direction de Action Solidaire Internationale se concerte et décide de lancer l’opération de sauvetage.

 

II.                  Opération «Sauvons Mlle Marie Gisèle Tientcheu »

 

Comment l’avons-nous aidé ?

 

Les membres de Action Solidaire se sont mobilisés à travers le monde pour superviser l’opération de sauvetage. La première opération consistait à lui faire parvenir les vitamines nécessaires susceptibles de la maintenir dans une forme physique relative. Ensuite il fallait procéder à un diagnostique clinique précis pour identifier les besoins immédiats. Enfin, il fallait la venir en Europe, et organiser son séjour. Nous pensons aujourd’hui que tous ces objectifs ont été atteints grâce à la générosité de nombreux bienfaiteurs, et des efforts soutenus de nombreux autres mécènes qui ont travaillé sans relâche dans l’ombre.

 

III.                Bref résumé du compte rendu de son dossier médical

 

La sérologie de découverte avait été faite à la suite d'un épisode de zona. De 2000 à 2004, elle sera suivie à l'hôpital du jour de l'hôpital central de Yaoundé.

 

En 2004, elle intègre la cohorte de malades de Médecins sans frontières et commence un nouveau suivi à l'hôpital militaire de Yaoundé où elle débute le traitement antirétroviral avec la combinaison Lamivir S30 (Lamivudine-Stavudine), Strocrin 600 (Efavudine) pendant environs 18 mois.

 

Elle arrête son traitement en fin 2005 et ce pendant 7 mois faute de moyen financier


En Avril 2006, les Assistantes sociales du centre hospitalier universitaire lui font intégrer le pool de malades dudit hôpital où elle est mise sous Duovir et sous Stocrin 600.

 

En fin 2006, lors du bilan de suivi, on note que le taux de CD4 stagne. L'échec thérapeutique est évoqué. Elle est alors mise sous Crixivan et un génotype effectué et va révéler une résistance complète aux INNRT, au D4T, 3TC, AZT. Elle sera mise sous Kaletra, Didanosine, Lamivudine 150. Son état général s'améliore sous cette ligne thérapeutique pendant quelques mois.

 

Depuis trois mois environs, la patiente développe de nombreux effets indésirables à l'instar des céphalées, vomissements, diarrhée, toux, amaigrissement, anorexie etc. Malgré les différents protocoles de soins reçus jusqu'ici par Mlle Marie Gisèle Tientcheu, son état de santé est extrêmement préoccupant. La lutte doit continuer. Pour elle et pour des milliers d’autres personnes dans son cas

 

Bilan financier : qui a fait quoi ? Qui a offert quoi ?

 

 

Noms des donataires

Montants

Intitulé

Lieu de reception de l’aide

Madame Zebinben  Pascaline SUISSE

225 €

 

Cameroun

Atangana Emmanuel dit Crabe d’Okola

229 €

 

Cameroun

Legrand

56 €

 

Cameroun

Rosalie d’Allemagne

45 €

 

Cameroun

Kemajou Charlotte

152 €

+ complément nutritionnel

Cameroun

Guerrier Zachee

53 €

 

Cameroun

Dr Donko (GTZ)

534 €

Paiement frais examens au Cameroun

Cameroun

Dr Aghokeng

310 €

Paiement frais de charge virale

Cameroun

Dr Kwafack

 

Prise en charge de soins et médicaments

Cameroun

Pr Maurice Kam

305 €

Examens divers

Cameroun

Jean Marie Talom

 

Appui technique

 

Mr Laurent Vidal

125 €

 

Cameroun

Charles Sielinou

8 €

 

Cameroun

 

 

 

 

 

 

 

 

Total des sommes encaissées par Gisèle via Western Union

893 €

 

Cameroun

 

Dépenses effectuées par Gisèle

1000 €

Achat de médicaments, charges diverses etc.

 

 

DOSSIER DEPLACEMENT DE  GISELE DU CAMEROUN POUR LA BELGIQUE

(Appui technique, logistique, achat de son billet d’avion)

Noms des donataires

Montant

Intitulé

Observations

Crabe d’Okola

200 € + 50 €

Il existe également des frais non quantifiés engagés par Crabe : Billet Thalys, une paire de Basket etc.

 

Association Haut Nkam Benelux

300 €

 

 

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